Publié par
COCQ-Sida
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Si les comportements ne sont pas aussi violents (que la vidéo que je viens de voir), il est certain que nous sommes "les pestiférés" de notre communauté. Il y a beaucoup d'ignorance, manque de connaissance sur la transmission du virus, et une idée préconçue : vous êtes séropo, vous l'avez cherché, vous l'avez trouvé...
J'ai perdu et enterré beaucoup d'amis... dont mon ami (en 1996), je l'ai suivi jusqu'à son dernier soupir, je ne l'oublierai jamais, j'ai mis plusieurs années à faire le deuil de cet épreuve. J'ai reconstruit ma vie, j'ai la chance d'avoir trouvé de nouveau un "mari", qui connaît ma situation et qui l'a accepté sereinement il y a quelques mois, nous vivons dans le respect des relations entre séroneg et séropo.
Mais je suis obligé au quotidien de me cacher, de prendre des précautions avec mes employeurs, avec des connaissances. J'ai vécu des rejets, souvent sourds, sans mot, nous sommes rejetés, nous n'avons pas le droit de construire une vie sereine... jamais les services sanitaires, ni le droit, ne peuvent compenser ce déni, j'imagine qu'il est le même pour la plupart des personnes en situation d'handicap ou de maladie.
Je travaille aujourd'hui dans le monde sanitaire, j'ai choisi ce métier récemment, je consacre ma vie aux autres, un paradoxe, je sais qu'un jour je pourrai me retrouver à leur place. Je reconnais que je n'aurai peut-être pas leur courage, je me suiciderai si la maladie me rattrape. J'ai la chance d'avoir un système immunitaire très performant, et un protocole facile avec peu d'effet secondaire. Bonne chance aux autres. Merci de vous intéresser un peu à nous...
k.
J'ai perdu et enterré beaucoup d'amis... dont mon ami (en 1996), je l'ai suivi jusqu'à son dernier soupir, je ne l'oublierai jamais, j'ai mis plusieurs années à faire le deuil de cet épreuve. J'ai reconstruit ma vie, j'ai la chance d'avoir trouvé de nouveau un "mari", qui connaît ma situation et qui l'a accepté sereinement il y a quelques mois, nous vivons dans le respect des relations entre séroneg et séropo.
Mais je suis obligé au quotidien de me cacher, de prendre des précautions avec mes employeurs, avec des connaissances. J'ai vécu des rejets, souvent sourds, sans mot, nous sommes rejetés, nous n'avons pas le droit de construire une vie sereine... jamais les services sanitaires, ni le droit, ne peuvent compenser ce déni, j'imagine qu'il est le même pour la plupart des personnes en situation d'handicap ou de maladie.
Je travaille aujourd'hui dans le monde sanitaire, j'ai choisi ce métier récemment, je consacre ma vie aux autres, un paradoxe, je sais qu'un jour je pourrai me retrouver à leur place. Je reconnais que je n'aurai peut-être pas leur courage, je me suiciderai si la maladie me rattrape. J'ai la chance d'avoir un système immunitaire très performant, et un protocole facile avec peu d'effet secondaire. Bonne chance aux autres. Merci de vous intéresser un peu à nous...
k.
Description :
Témoignage du rejet vécu