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Dernièrement, des professeurs de philosophie à la retraite ont publié dans le Soleil un billet d'opinion contre la nouvelle Politique québécoise de lutte contre l'homophobie, lui reprochant de faire de mettre l'homosexualité sur le même pied d'égalité que l'hétérosexualité. Leurs commentaires ont bien sûr soulevé des tôlées de protestations.
Le chroniqueur Jean-François Cliche en a même fait un article. À la différence du bulletin d'opinion, les lecteurs pouvaient commenter l'avis du journaliste. Certains ne se sont donc pas gênés pour sortir l'argument que les gais devraient tous être systématiquement dépistés pour le VIH.
En ce sens, la sérophobie sert souvent à justifier l'homophobie. Comme quoi travailler sur une discrimination demande souvent de travailler sur une autre!
Le chroniqueur Jean-François Cliche en a même fait un article. À la différence du bulletin d'opinion, les lecteurs pouvaient commenter l'avis du journaliste. Certains ne se sont donc pas gênés pour sortir l'argument que les gais devraient tous être systématiquement dépistés pour le VIH.
En ce sens, la sérophobie sert souvent à justifier l'homophobie. Comme quoi travailler sur une discrimination demande souvent de travailler sur une autre!
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Les discriminations croisées
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Fréquence VIH a produit un reportage sur l'activité de sensibilisation qui a eu lieu sur la rue Ste-Catherine cet été.
Maison Plein Cœur avait installé un "Kissing-Booth" pour inviter la foule à embrasser une personne séropositive. Cette vidéo de Fréquence VIH vous donne un bref aperçu de cette chaude journée.
Vous pouvez consulter le vidéo à cette adresse :
http://frequencevih.ca/a-visionner/videos-de-frequence-vih/article/le-samedi-15-aout-j-ai-embrasse-un
Maison Plein Cœur avait installé un "Kissing-Booth" pour inviter la foule à embrasser une personne séropositive. Cette vidéo de Fréquence VIH vous donne un bref aperçu de cette chaude journée.
Vous pouvez consulter le vidéo à cette adresse :
http://frequencevih.ca/a-visionner/videos-de-frequence-vih/article/le-samedi-15-aout-j-ai-embrasse-un
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photo-reportage sur la campagne
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Si les comportements ne sont pas aussi violents (que la vidéo que je viens de voir), il est certain que nous sommes "les pestiférés" de notre communauté. Il y a beaucoup d'ignorance, manque de connaissance sur la transmission du virus, et une idée préconçue : vous êtes séropo, vous l'avez cherché, vous l'avez trouvé...
J'ai perdu et enterré beaucoup d'amis... dont mon ami (en 1996), je l'ai suivi jusqu'à son dernier soupir, je ne l'oublierai jamais, j'ai mis plusieurs années à faire le deuil de cet épreuve. J'ai reconstruit ma vie, j'ai la chance d'avoir trouvé de nouveau un "mari", qui connaît ma situation et qui l'a accepté sereinement il y a quelques mois, nous vivons dans le respect des relations entre séroneg et séropo.
Mais je suis obligé au quotidien de me cacher, de prendre des précautions avec mes employeurs, avec des connaissances. J'ai vécu des rejets, souvent sourds, sans mot, nous sommes rejetés, nous n'avons pas le droit de construire une vie sereine... jamais les services sanitaires, ni le droit, ne peuvent compenser ce déni, j'imagine qu'il est le même pour la plupart des personnes en situation d'handicap ou de maladie.
Je travaille aujourd'hui dans le monde sanitaire, j'ai choisi ce métier récemment, je consacre ma vie aux autres, un paradoxe, je sais qu'un jour je pourrai me retrouver à leur place. Je reconnais que je n'aurai peut-être pas leur courage, je me suiciderai si la maladie me rattrape. J'ai la chance d'avoir un système immunitaire très performant, et un protocole facile avec peu d'effet secondaire. Bonne chance aux autres. Merci de vous intéresser un peu à nous...
k.
J'ai perdu et enterré beaucoup d'amis... dont mon ami (en 1996), je l'ai suivi jusqu'à son dernier soupir, je ne l'oublierai jamais, j'ai mis plusieurs années à faire le deuil de cet épreuve. J'ai reconstruit ma vie, j'ai la chance d'avoir trouvé de nouveau un "mari", qui connaît ma situation et qui l'a accepté sereinement il y a quelques mois, nous vivons dans le respect des relations entre séroneg et séropo.
Mais je suis obligé au quotidien de me cacher, de prendre des précautions avec mes employeurs, avec des connaissances. J'ai vécu des rejets, souvent sourds, sans mot, nous sommes rejetés, nous n'avons pas le droit de construire une vie sereine... jamais les services sanitaires, ni le droit, ne peuvent compenser ce déni, j'imagine qu'il est le même pour la plupart des personnes en situation d'handicap ou de maladie.
Je travaille aujourd'hui dans le monde sanitaire, j'ai choisi ce métier récemment, je consacre ma vie aux autres, un paradoxe, je sais qu'un jour je pourrai me retrouver à leur place. Je reconnais que je n'aurai peut-être pas leur courage, je me suiciderai si la maladie me rattrape. J'ai la chance d'avoir un système immunitaire très performant, et un protocole facile avec peu d'effet secondaire. Bonne chance aux autres. Merci de vous intéresser un peu à nous...
k.
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Témoignage du rejet vécu
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Bonjour,
Je trouve ça vraiment très très bien la campagne que vous faites, mais personnellement je pense que c'est peine perdue.
Je suis homo S+ depuis 13ans, personnellement je le vis plutôt bien. J'ai la chance d'être pas trop mal foutu et dès que je dis à un mec que je suis S+ il se casse, donc au bout d'un moment, lorsque l'on est en manque de contacts, on va dans un sauna et on évite d'aller plus loin au risque de prendre une claque de plus.
Pour ma part, demander aux homos de ne pas être sérophobe, c'est comme leur demander de bien vouloir troquer leur dernier slip Gucci contre une pastille de la croix rouge, ou de leur demander de bien vouloir aider un sdf au lieu de monnayer leur pilule d'ectasie : mission impossible.
Je trouve vraiment cela triste que le milieu gay qui a été si solidaire à une époque soit ce que c'est aujourd'hui.
En tout cas, si vous arrivez a faire changer les mentalités dans le milieu gay, je serais éperdument admiratif.
On ne choisi pas sa sexualité, c'est bien dommage car je paierais cher pour être hétérosexuel.
Bonne continuation
R
Je trouve ça vraiment très très bien la campagne que vous faites, mais personnellement je pense que c'est peine perdue.
Je suis homo S+ depuis 13ans, personnellement je le vis plutôt bien. J'ai la chance d'être pas trop mal foutu et dès que je dis à un mec que je suis S+ il se casse, donc au bout d'un moment, lorsque l'on est en manque de contacts, on va dans un sauna et on évite d'aller plus loin au risque de prendre une claque de plus.
Pour ma part, demander aux homos de ne pas être sérophobe, c'est comme leur demander de bien vouloir troquer leur dernier slip Gucci contre une pastille de la croix rouge, ou de leur demander de bien vouloir aider un sdf au lieu de monnayer leur pilule d'ectasie : mission impossible.
Je trouve vraiment cela triste que le milieu gay qui a été si solidaire à une époque soit ce que c'est aujourd'hui.
En tout cas, si vous arrivez a faire changer les mentalités dans le milieu gay, je serais éperdument admiratif.
On ne choisi pas sa sexualité, c'est bien dommage car je paierais cher pour être hétérosexuel.
Bonne continuation
R
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Si vous le désirez nous pouvons publier vos histoires
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Lancée depuis quelques semaines, la campagne fait déjà parler d'elle.
Peut-être aviez-vous déjà lu l'article paru dans le Fugues sur le lancement de la campagne?
C'est maintenant au tour du magazine gai français Têtu de diffuser notre message à travers son site web.
Ne manquez pas non plus la campagne sur Seronet.
Et vous, où avez-vous entendu parler de nous?
Peut-être aviez-vous déjà lu l'article paru dans le Fugues sur le lancement de la campagne?
C'est maintenant au tour du magazine gai français Têtu de diffuser notre message à travers son site web.
Ne manquez pas non plus la campagne sur Seronet.
Et vous, où avez-vous entendu parler de nous?
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Têtu et Seronet diffusent notre message
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"J'ai parcouru votre site au complet. Laissez-moi formuler quelques commentaires.
Vous dites que "cherche mek clean et en santé" est un jugement et que cela laisse entendre que les séros+ sont sales et pas en santé. Et bien pour votre information, le VIH est un virus, et une personne porteuse d'un virus n'est certainement pas en santé. À vous lire, le VIH/sida n'est pas une maladie.
On voit de plus de plus en plus de gens qui mentionnent qu'ils sont poz dans leurs profils de façon franche et ouverte. Que pensez-vous de révéler le statut d'une personne qui elle-même en fait la promotion ?
Que pensez-vous des chasers ? Osez-vous dire que nous devons avoir de l'empathie pour ces gens qui choisissent délibérément d'attraper le VIH ? Parcourez des sites comme bareback.com et voyez combien de seros- cherchent des séros+. Votre site me répugne au sens où il fait des séros+ de pauvres victimes impuissantes alors que dans bien des cas, l'infection d'une personne a relevé de sa responsabilité personnelle. Rejeter toute la responsabilité sur les séros- qui tiennent à leur santé et en faire de méchants "sérophobes" (qui a inventé ce terme inapproprié?) vous attirera sûrement bien peu de sympathie. Dites-vous que si j'ai ressenti qu'on me mettait le problème de la "sérophobie" sur les épaules, d'autres personnes seros- vont ressentir la même chose. Ne vous les mettez pas à dos, cela nuirait sûrement à votre campagne et à la communauté séro+. Il y a peut-être lieu de revoir le message, donc.
Globalement, l'impression que votre site me laisse est une promotion du VIH. Je crois bien honnêtement que l'objectif est raté.
Notez que mes remarques ne s'en prennent pas au séros+ (qui comptent parmi plusieurs de mes amis intimes et avec qui j'ai justement plusieurs discussions comme nous tenons vous et moi), mais bien au discours tenu sur le site
C.G."
Vous dites que "cherche mek clean et en santé" est un jugement et que cela laisse entendre que les séros+ sont sales et pas en santé. Et bien pour votre information, le VIH est un virus, et une personne porteuse d'un virus n'est certainement pas en santé. À vous lire, le VIH/sida n'est pas une maladie.
On voit de plus de plus en plus de gens qui mentionnent qu'ils sont poz dans leurs profils de façon franche et ouverte. Que pensez-vous de révéler le statut d'une personne qui elle-même en fait la promotion ?
Que pensez-vous des chasers ? Osez-vous dire que nous devons avoir de l'empathie pour ces gens qui choisissent délibérément d'attraper le VIH ? Parcourez des sites comme bareback.com et voyez combien de seros- cherchent des séros+. Votre site me répugne au sens où il fait des séros+ de pauvres victimes impuissantes alors que dans bien des cas, l'infection d'une personne a relevé de sa responsabilité personnelle. Rejeter toute la responsabilité sur les séros- qui tiennent à leur santé et en faire de méchants "sérophobes" (qui a inventé ce terme inapproprié?) vous attirera sûrement bien peu de sympathie. Dites-vous que si j'ai ressenti qu'on me mettait le problème de la "sérophobie" sur les épaules, d'autres personnes seros- vont ressentir la même chose. Ne vous les mettez pas à dos, cela nuirait sûrement à votre campagne et à la communauté séro+. Il y a peut-être lieu de revoir le message, donc.
Globalement, l'impression que votre site me laisse est une promotion du VIH. Je crois bien honnêtement que l'objectif est raté.
Notez que mes remarques ne s'en prennent pas au séros+ (qui comptent parmi plusieurs de mes amis intimes et avec qui j'ai justement plusieurs discussions comme nous tenons vous et moi), mais bien au discours tenu sur le site
C.G."
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Publication d'une critique reçue
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La campagne provoque toute sorte de réactions de la part de séropositifs et de séronégatifs. Nous vous en partagerons plusieurs au fur et à mesure que nous les recevrons. N'hésitez pas à commenter les réactions des gens à la campagne.
Voici l'extrait d'une lettre écrite par un professeur qui nous livre ses réflexions sur l'attitude de ses élèves quand vient le temps d'aborder le sujet du VIH en classe :
"J'enseigne le service social à des étudiants qui sont âgés de la jeune vingtaine. Ils sont pour la plupart hétérosexuels. La question du VIH et du sida finit par ressortir à un moment ou un autre. Je reste chaque fois perplexe. Il y a deux genres de commentaires qui ressortent. Le premier provient d’un « juriste » ou d’un « ex-avocat » se retranchant derrière les lois pour affirmer sans l'ombre d'un doute que « toute personne séropositive a l'obligation et le devoir de dire à tous ces partenaires, quels qu'ils soient, qu'il et séropositif ». Cette affirmation ne supporte aucune nuance et aucune exception. La discussion est même parfois impossible. J'ai beau les torturer avec des arguments éthiques ou humanitaires (discrimination…), rien n'y fait. Il semble qu'il existe deux camps. Une fois rendue dans le « mauvais » la vie change spontanément. Tout ce qui a fait qu'une personne est devenue séropositive disparaît. Il semble aussi que la discrimination, le rejet ou la peur n'existe pas non plus.
Le second type de commentaires provient le plus souvent d’une fille ou d’un jeune homme gai. Et ils affirment très confiant : « Moi, je demande toujours aux gars s'il est séropositif. S'il est +, je ne couche pas avec lui ». Je questionne toujours leurs moyens de vérifier l’information ainsi obtenue et reste sans voix devant des arguments tels que «ça paraît si quelqu’un ment». Je questionne alors pour savoir s'il ou elle utilise le condom de toute façon. La réponse est toujours « oui » ! J'ai beau argumenter que le gars peut soit mentir, soit ne pas savoir qu'il est séropositif ou enfin dire la vérité, cela ne change rien. En fait, ils ont deux chances sur trois de se tromper. On me répond qu’« il ne faut pas prendre de chance » (sic). Cela veut-il dire que les gens n'ont pas confiance au condom ou encore qu'ils ont dédain des personnes séropositives ? À tout le moins, ils en ont peur. Je ne sais pas, je ne sais plus! Il m'apparaît cependant que l'on tente de criminalisé les personnes séropositives et que le message des cours de justice a de plus en plus de prise dans la population sans considération aucune pour les conditions sociales des personnes séropositives. Je ne supporte plus les arguments à propos des quelques exceptions (sur lesquelles les cours de justice se sont justement basées) où il y a eu mensonge, négligence et transmission volontaire du VIH à des conjoints abusé !
Si les séropositifs sont des criminels potentiels, les séronégatifs le sont aussi. Comment ? La réponse est simple. Les personnes séropositives n'ont pas toujours été séropositives. (Vous êtes surpris?) Il fut un temps où elles étaient séronégatives, mais voilà, elles n'étaient responsables de rien, et elles pouvaient batifoler en toute insouciance jusqu'au jour où un séropositif «criminel» les a contaminés. Du jour au lendemain, elles sont passées du statut d'être insouciant au statut d'être responsable, capable de se prendre en main. Elles sont devenues des personnes garantes de l'innocence de l'humanité qui, elle, peut continuer à avoir des relations sexuelles en toute inconscience à l'abri des «criminels». [...]
Si les personnes séropositives sont responsables de quelque chose, ce n’est sûrement pas de la négligence des autres."
Simon Louis Lajeunesse, Ph. D. service social
Voici l'extrait d'une lettre écrite par un professeur qui nous livre ses réflexions sur l'attitude de ses élèves quand vient le temps d'aborder le sujet du VIH en classe :
"J'enseigne le service social à des étudiants qui sont âgés de la jeune vingtaine. Ils sont pour la plupart hétérosexuels. La question du VIH et du sida finit par ressortir à un moment ou un autre. Je reste chaque fois perplexe. Il y a deux genres de commentaires qui ressortent. Le premier provient d’un « juriste » ou d’un « ex-avocat » se retranchant derrière les lois pour affirmer sans l'ombre d'un doute que « toute personne séropositive a l'obligation et le devoir de dire à tous ces partenaires, quels qu'ils soient, qu'il et séropositif ». Cette affirmation ne supporte aucune nuance et aucune exception. La discussion est même parfois impossible. J'ai beau les torturer avec des arguments éthiques ou humanitaires (discrimination…), rien n'y fait. Il semble qu'il existe deux camps. Une fois rendue dans le « mauvais » la vie change spontanément. Tout ce qui a fait qu'une personne est devenue séropositive disparaît. Il semble aussi que la discrimination, le rejet ou la peur n'existe pas non plus.
Le second type de commentaires provient le plus souvent d’une fille ou d’un jeune homme gai. Et ils affirment très confiant : « Moi, je demande toujours aux gars s'il est séropositif. S'il est +, je ne couche pas avec lui ». Je questionne toujours leurs moyens de vérifier l’information ainsi obtenue et reste sans voix devant des arguments tels que «ça paraît si quelqu’un ment». Je questionne alors pour savoir s'il ou elle utilise le condom de toute façon. La réponse est toujours « oui » ! J'ai beau argumenter que le gars peut soit mentir, soit ne pas savoir qu'il est séropositif ou enfin dire la vérité, cela ne change rien. En fait, ils ont deux chances sur trois de se tromper. On me répond qu’« il ne faut pas prendre de chance » (sic). Cela veut-il dire que les gens n'ont pas confiance au condom ou encore qu'ils ont dédain des personnes séropositives ? À tout le moins, ils en ont peur. Je ne sais pas, je ne sais plus! Il m'apparaît cependant que l'on tente de criminalisé les personnes séropositives et que le message des cours de justice a de plus en plus de prise dans la population sans considération aucune pour les conditions sociales des personnes séropositives. Je ne supporte plus les arguments à propos des quelques exceptions (sur lesquelles les cours de justice se sont justement basées) où il y a eu mensonge, négligence et transmission volontaire du VIH à des conjoints abusé !
Si les séropositifs sont des criminels potentiels, les séronégatifs le sont aussi. Comment ? La réponse est simple. Les personnes séropositives n'ont pas toujours été séropositives. (Vous êtes surpris?) Il fut un temps où elles étaient séronégatives, mais voilà, elles n'étaient responsables de rien, et elles pouvaient batifoler en toute insouciance jusqu'au jour où un séropositif «criminel» les a contaminés. Du jour au lendemain, elles sont passées du statut d'être insouciant au statut d'être responsable, capable de se prendre en main. Elles sont devenues des personnes garantes de l'innocence de l'humanité qui, elle, peut continuer à avoir des relations sexuelles en toute inconscience à l'abri des «criminels». [...]
Si les personnes séropositives sont responsables de quelque chose, ce n’est sûrement pas de la négligence des autres."
Simon Louis Lajeunesse, Ph. D. service social